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T'inquiète, j't'explique !

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La Conquête Spatiale

Épisode 10 : Après le Premier Pas (1969-1972)

– Épisode 1 : Les Fondations (1945-1957)
– Épisode 2 : Le Choc (Octobre 1957)
– Épisode 3 : La Réponse Chaotique (1957-1958)
– Épisode 4 : Les Premières Tentatives (1958-1961)
– Épisode 5 : Toujours en retard (1961-1963)
– Épisode 6 : L’École de l’Espace (1964-1966)
– Épisode 7 : Préparer le Terrain (1961-1968)
– Épisode 8 : Le Drame et la Reprise (1967-1968)
– Épisode 9 : L’Objectif (Juillet 1969)

Introduction : Le premier pas ne fait pas la fin

Tu te souviens de la dernière promesse de l’épisode 9 ? Apollo 11 n’était pas un point final, c’était un point de départ, et je t’ai dit qu’il restait encore tant d’histoires à raconter, d’Apollo 12 à Apollo 17. Eh bien on y est. Après le feu d’artifice du premier pas, la suite n’est pas une redite, c’est une montée en puissance : des atterrissages plus précis, des expéditions plus longues, des rovers, des missions scientifiques dignes de vrais géologues. Et au milieu de cette marche triomphale, il y a aussi un coup de tonnerre, une mission qui tourne au drame sans jamais se poser. Bref, la Lune n’a pas fermé boutique, elle a ouvert un vrai chantier.

La Conquête Spatiale

Chapitre 1 : Apollo 12, la précision chirurgicale

Pete Conrad, Richard Gordon et Alan Bean

Apollo 12, c’est la mission du “on va le refaire, mais proprement”. Après l’exploit d’Apollo 11, la NASA doit prouver que ce n’était pas un coup de chance, mais une méthode. Le 14 novembre 1969, trois hommes décollent pour transformer l’exploit en routine maîtrisée. Pete Conrad, le commandant, c’est le vétéran de Gemini 5 et 11, un pilote ultra‑solide et un esprit moqueur qui casse la tension avec des blagues, mais qui pilote comme un métronome. Alan Bean, pilote du module lunaire, c’est le rookie de l’équipage, ancien pilote d’essai, calme et méthodique, celui qui va passer de “nouveau” à “marcheur lunaire” en une journée. Et Richard Gordon, pilote du module de commande, c’est le fidèle gardien en orbite, déjà passé par Gemini 11 avec Conrad, un duo qui se connaît par cœur et qui a déjà prouvé qu’il savait gérer des missions exigeantes.

Leur objectif est clair : se poser là où on l’a décidé, et pas “quelque part sur la Lune”. Le module lunaire s’appelle Intrepid, le module de commande Yankee Clipper, et la cible, c’est l’Océan des Tempêtes. Le 19 novembre, Intrepid se pose à environ 160 mètres de Surveyor 3, un robot arrivé deux ans plus tôt. Là, on ne fait plus du symbolique, on fait du chirurgical : la NASA veut prouver qu’elle sait “viser”.

Et ils visent bien. Conrad et Bean quittent l’atterrisseur, marchent jusqu’au vieux Surveyor, récupèrent des pièces, dont sa caméra, pour analyser comment le matériel vieillit sur la Lune. On n’est plus seulement dans le “premier pas”, on est déjà dans la science appliquée, dans l’archéologie lunaire, dans la vérification des hypothèses. Le 24 novembre 1969, après une mission d’un peu plus de dix jours, l’équipage amerrit dans le Pacifique et rentre à la maison. Message reçu : l’atterrissage lunaire n’est plus un miracle, c’est une compétence, et désormais, la Lune peut devenir un vrai terrain d’exploration.


Chapitre 2 : Apollo 13, le sauvetage impossible

Jim Lovell, Jack Swigert et Fred Haise.

Apollo 13 devait être une mission “de routine”, la troisième de l’ère post‑Apollo 11. Mais le 11 avril 1970, la NASA envoie trois hommes qui vont transformer un échec en légende. Jim Lovell, le commandant, c’est l’ancien de Gemini et d’Apollo 8, le vétéran calme qui a déjà frôlé la Lune. Fred Haise, pilote du module lunaire, c’est le spécialiste technique, rigoureux, celui qui devait marcher sur la Lune pour la première fois. Jack Swigert, pilote du module de commande, c’est le remplaçant de dernière minute, appelé à cause d’un contact avec la rubéole dans l’équipage initial. À l’instant du décollage, ils sont censés aller se poser à Fra Mauro. Dans les faits, ils vont apprendre à survivre en improvisant avec des bouts de scotch et un vaisseau gelé.

Au début, tout se déroule presque normalement. La fusée Saturn V décolle, le voyage vers la Lune commence, il y a bien un moteur du second étage qui s’éteint un peu trop tôt, mais le reste compense. Le 13 avril, à environ 55 heures de vol, Houston demande une manœuvre banale : remuer l’oxygène liquide dans les réservoirs du module de service pour calibrer les jauges. Swigert actionne l’interrupteur. Quelques secondes plus tard, une détonation secoue le vaisseau. Les voyants s’allument en cascade. La pression chute. Les panneaux clignotent. Lovell regarde par le hublot et voit un nuage de gaz s’échapper dans l’espace. L’oxygène, l’électricité et l’eau commencent à disparaître. Et c’est là que tombe la phrase la plus célèbre de l’histoire spatiale : “Houston, we’ve had a problem.”

Le diagnostic tombe très vite : le réservoir d’oxygène numéro 2 a explosé, et le numéro 1 est endommagé. Or l’oxygène n’alimente pas seulement la respiration, il alimente les piles à combustible qui produisent l’électricité et l’eau. Sans oxygène, le module de commande Odyssey devient une coquille morte. La mission d’alunissage est abandonnée. À partir de cet instant, l’objectif n’est plus la Lune, mais le retour des trois hommes vivants. Et la solution est brutale : couper Odyssey et se réfugier dans le module lunaire Aquarius, censé servir d’hôtel pour deux hommes pendant deux jours, et qui doit maintenant héberger trois hommes pendant quatre jours.

Aquarius devient une bouée de sauvetage. Mais une bouée de sauvetage minuscule, froide et fragile. Les systèmes de survie sont limités, les réserves d’eau sont comptées, la puissance électrique fond à vue d’œil. Il faut couper presque tout pour économiser l’énergie : chauffage, éclairage, instruments. La température chute, les parois ruissellent de condensation, les astronautes grelottent. Ils boivent à peine, mangent peu, dorment par tranches, engourdis par le froid. Haise tombe malade. Et surtout, un autre danger silencieux apparaît : le dioxyde de carbone. Le module lunaire n’est pas conçu pour filtrer l’air pour trois hommes pendant si longtemps. Les cartouches de CO₂ saturent, et l’air devient dangereux. À Houston, on improvise un adaptateur de fortune avec ce que l’équipage a à bord : sacs en plastique, morceaux de carton, ruban adhésif. Le fameux “boîte carrée dans un trou rond”. Ça fonctionne, et ça sauve littéralement leur vie.

Pendant ce temps, il faut aussi corriger la trajectoire. L’explosion a dévié le vaisseau. La Lune n’est plus une destination mais une fronde gravitationnelle : il faut passer derrière elle pour être renvoyé vers la Terre. Les astronautes effectuent des manœuvres de correction au moteur de l’étage de descente du module lunaire, en chronométrant à la seconde et en alignant le vaisseau à la main, parce que beaucoup d’instruments sont hors service. C’est de la navigation à l’œil, au sextant, à la sensation. Une erreur, et la Terre est manquée.

Le 17 avril, après avoir contourné la Lune, il faut préparer la rentrée. Le module de service est largué et, pour la première fois, l’équipage voit les dégâts : un panneau entier est arraché, la structure est éventrée, comme si une bombe avait explosé dans le vaisseau. Aquarius, lui, doit être abandonné juste avant l’entrée atmosphérique. Odyssey est rallumé après des jours d’hibernation, une manœuvre délicate, car les batteries doivent tenir jusqu’au bout. Puis vient la rentrée, le blackout radio, les minutes de silence. Et enfin les parachutes qui s’ouvrent. Splashdown dans le Pacifique, le 17 avril 1970. Mission “ratée” mais équipage vivant. Et dans l’histoire de la conquête spatiale, Apollo 13 devient un symbole : celui d’une catastrophe évitée de justesse par du sang‑froid, de l’ingéniosité et un travail d’équipe monumental.


Chapitre 3 : Apollo 14, le retour à Fra Mauro

Roosa, Shepard, Mitchell.

Après Apollo 13, la NASA doit prouver deux choses : que la chaîne technique tient encore et que l’équipage peut revenir sur le site qu’il a dû abandonner. C’est le rôle d’Apollo 14. Le trio embarqué est solide. Alan Shepard, commandant, c’est le premier Américain dans l’espace, le vétéran Mercury qui revient après des années de pause médicale. Edgar Mitchell, pilote du module lunaire, est un ingénieur brillant et méticuleux, chargé de poser le module Antares sur la Lune. Stuart Roosa, pilote du module de commande Kitty Hawk, reste en orbite et mène sa propre moisson d’observations et de photos. Le défi est aussi symbolique : Fra Mauro n’est plus “la mission ratée d’Apollo 13”, c’est un objectif qu’il faut reprendre et réussir.

Et dès le départ, la mission rappelle que rien n’est jamais gratuit. Lors de l’extraction du module lunaire après la mise en orbite terrestre, l’amarrage entre Kitty Hawk et Antares refuse de se verrouiller. Six tentatives, du stress, des procédures de secours, et enfin un verrouillage réussi grâce à un réglage de la sonde d’amarrage. Puis, au moment critique de la descente, un problème inédit surgit : un interrupteur défectueux envoie un faux signal d’abandon à l’ordinateur de bord. Sans correction, la descente serait automatiquement annulée. Les ingénieurs au sol bricolent un patch logiciel en urgence et l’envoient à l’ordinateur, qui ignore désormais ces fausses alarmes. Et Antares peut enfin se poser.

Le 5 février 1971, Shepard et Mitchell atterrissent à Fra Mauro, à quelques dizaines de mètres du point visé. Deux sorties extravéhiculaires, près de neuf heures à arpenter un terrain accidenté. Ils déploient un lot d’instruments scientifiques (ALSEP), collectent environ 43 kg d’échantillons, tentent d’atteindre le cratère Cone pour analyser des roches profondes, mais s’arrêtent à quelques dizaines de mètres du bord, la visibilité et la fatigue les freinant. Malgré ça, la mission est un succès : elle prouve que la NASA a repris la main, techniquement et mentalement. Et elle offre une image inattendue : Shepard, le pionnier, qui tape deux balles de golf sur la Lune, comme un clin d’œil à l’humanité restée en bas.


Chapitre 4 : Apollo 15, la Lune version 4×4

De gauche à droite Scott, Worden et Irwin.

Apollo 15, c’est le passage en “mode exploration”. On n’est plus dans la simple démonstration, on veut de la science lourde et du terrain parcouru. L’équipage est taillé pour ça. David Scott, le commandant, est un vétéran d’Apollo 9, précis, méthodique, obsédé par la rigueur. Jim Irwin, pilote du module lunaire, est le compagnon de terrain, solide physiquement, celui qui va avaler des kilomètres en combinaison. Al Worden, pilote du module de commande Endeavour, reste en orbite et devient un opérateur scientifique à part entière, avec tout un arsenal d’instruments embarqués dans le module de service.

Le 30 juillet 1971, le module lunaire Falcon se pose près de Hadley‑Apennine, un décor spectaculaire : des montagnes, une vallée, et la célèbre Hadley Rille. La nouveauté majeure, c’est le Lunar Roving Vehicle. Pour la première fois, les astronautes ne se contentent pas de marcher : ils roulent. Résultat : trois EVA, près de 18 heures sur la surface, et une distance parcourue qui explose. Ils peuvent atteindre des sites bien plus éloignés, ramener des échantillons plus variés, et travailler comme de vrais géologues itinérants. C’est là qu’ils trouvent la Genesis Rock, une roche d’anorthosite qui raconte les débuts de la croûte lunaire.

Le Lunar Roving Vehicle (LRV)

Schéma du rover lunaire Apollo.

Le LRV, c’est une voiture pliante conçue pour survivre au vide et à la poussière. Il est stocké replié dans un compartiment du module lunaire, puis déployé à la main en une vingtaine de minutes. Sur Terre, il pèse environ 210 kg, mais sur la Lune il peut emporter près de 500 kg de charge totale avec deux astronautes, les instruments et les échantillons. Propulsé par deux batteries argent‑zinc non rechargeables, il est conçu pour rouler autour de 13 km/h sur terrain plat, avec une autonomie théorique d’une petite centaine de kilomètres, bien au‑delà de ce qui sera réellement parcouru. Sur Apollo 15, il sert surtout à sécuriser les déplacements : plus loin, plus vite, mais toujours à portée d’un retour possible vers le module lunaire.

Pendant ce temps, Worden, en orbite, fait tourner la machine scientifique : caméras de cartographie, spectromètres, mesures gravitationnelles. Et sur le trajet retour, il réalise un geste inédit : une EVA en espace profond pour récupérer des pellicules dans le module de service. Apollo 15, c’est donc la mission où la Lune cesse d’être une scène symbolique et devient un laboratoire à ciel ouvert. Plus de terrain, plus de science, plus d’ambition. La conquête se professionnalise.


Chapitre 5 : Apollo 16, les hauts plateaux

Ken Mattingly, John W. Young et Charles Duke.

Apollo 16, c’est la mission des “hautes terres”. L’idée, c’est d’aller ailleurs que les mers lunaires sombres : direction les plateaux de Descartes, un terrain clair et accidenté qu’on pense d’origine volcanique. L’équipage est solide. John Young, commandant, c’est un vétéran d’Apollo 10 et un pilote réputé pour sa maîtrise froide. Charlie Duke, pilote du module lunaire, est précis, énergique, et à 36 ans il devient — et reste encore aujourd’hui — le plus jeune marcheur lunaire. Ken Mattingly, pilote du module de commande Casper, était le grand absent d’Apollo 13, mis à l’écart par prudence médicale, et il a maintenant sa revanche : il tient la barre en orbite et mène les observations.

Mais avant même de descendre, tout faillit se casser la figure. En orbite lunaire, un problème touche le moteur principal du module de service : une oscillation inquiétante, un système de secours qui réagit mal, et la possibilité qu’une mise à feu soit risquée. Pendant des heures, Mission Control hésite : on se pose, ou on annule ? Finalement, le feu vert tombe, et Orion descend vers la surface. Le 20 avril 1972, le module se pose avec plusieurs heures de retard, mais il se pose.

Sur place, c’est du “Apollo 15++” : trois sorties extravéhiculaires, plus de 20 heures sur la Lune, un rover qui parcourt des dizaines de kilomètres, et près de 96 kg d’échantillons récoltés. Les astronautes découvrent que le terrain n’est pas du tout volcanique comme prévu : c’est un monde façonné par les impacts, pas par la lave. La science avance aussi quand elle contredit les hypothèses. Pendant ce temps, Mattingly continue la cartographie en orbite, et sur le retour il effectue une EVA en espace profond pour récupérer les pellicules du module de service. Apollo 16, c’est la mission qui confirme que la Lune reste pleine de surprises, même après trois rovers.


Chapitre 6 : Apollo 17, le dernier pas

Harrison Schmitt (à gauche), Gene Cernan (assis) et Ronald Evans (à droite).

Apollo 17, c’est le chant du cygne, la dernière expédition humaine sur la Lune.

Et la NASA veut que ce final soit grandiose.

L’équipage aligne un trio emblématique : Gene Cernan, commandant, pilote de génie et futur “dernier homme sur la Lune”, Harrison “Jack” Schmitt, géologue de formation et premier scientifique‑astronaute à marcher sur la Lune, et Ron Evans, pilote du module de commande America, qui tourne en orbite pendant que les deux autres explorent la surface. Décembre 1972, lancement de nuit, ambiance de fin de siècle spatial.

Le site choisi, Taurus‑Littrow, est spectaculaire : une vallée encadrée de montagnes, mélange de terrains anciens et de dépôts volcaniques plus récents. Le module lunaire Challenger se pose le 11 décembre. Sur place, on a tout ce qu’Apollo peut offrir : trois EVA, un rover, un laboratoire mobile. Cernan et Schmitt passent plus de vingt heures dehors, parcourent plus de 30 km, ramènent un record d’échantillons. Et puis il y a cette découverte qui marque les esprits : le sol orange, une poussière volcanique inattendue qui raconte une Lune encore active il y a des milliards d’années.

Pendant qu’Evans, en orbite, fait tourner les instruments, au moment de quitter la surface, Cernan laisse ces mots : “We leave as we came and, God willing, as we shall return, with peace and hope for all mankind.” (Nous partons comme nous sommes venus et, si Dieu le veut, nous reviendrons, avec la paix et l’espoir pour toute l’humanité.). Cernan et Schmitt remontent à bord, et vient le moment symbolique : le dernier décollage depuis la Lune, le dernier rendez‑vous orbital, puis la route du retour. En chemin, Evans réalise à son tour une EVA en espace profond pour récupérer les pellicules du module de service. Et depuis ce jour, plus personne n’a marché sur la Lune. Apollo 17 clôt la grande boucle, avec une réussite scientifique immense et une image finale qui reste gravée : les dernières empreintes humaines dans la poussière lunaire, et un silence qui dure encore.


Conclusion : Et maintenant, on va où ?

Apollo 17 reste, à ce jour, la dernière mission lunaire habitée, et ce n’est pas parce que la technique a bloqué : c’est parce que les trois missions suivantes, prévues à l’origine (Apollo 18, 19 et 20), ont été annulées. Après le choc d’Apollo 11, l’effet “waouh” retombe, la guerre du Vietnam pèse lourd, et le budget de la NASA se resserre. La chaîne Saturn V s’arrête, et la priorité glisse ailleurs. On ne manque pas de savoir‑faire, on manque de volonté collective. La course est gagnée, l’opinion publique se détourne, et la Lune sort des projecteurs.

Alors, on va où ? On change de terrain. L’ambition devient de rester dans l’espace, pas seulement d’y aller et revenir. Les moyens restants servent à préparer des séjours plus longs en orbite, à apprendre la routine, la vie quotidienne, la durée. Les pièces d’Apollo ne sont pas jetées, elles sont recyclées, réorientées, et cette bascule ouvre la suite de la saga. Ce n’est pas un adieu à la Lune, c’est une pause, un détour, un souffle avant un autre chapitre.


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