Épisode 9 : L’Objectif (Juillet 1969)
Introduction : Le moment de vérité
Tu te souviens de la fin de l’épisode précédent ? Apollo 10 est un succès total. Tous les systèmes sont validés, toutes les procédures sont testées, tout est prêt. Stafford, Young et Cernan ont fait la répétition générale jusqu’à 15,6 kilomètres de la surface lunaire. Le module lunaire « Snoopy » a fonctionné parfaitement, le module de commande « Charlie Brown » a attendu sagement en orbite, et tout le monde est rentré sain et sauf. Il ne reste plus qu’une mission à accomplir. La mission qui va réaliser l’objectif de Kennedy. La mission qui va poser des hommes sur la Lune pour la première fois. C’est Apollo 11.
Nous sommes en juillet 1969. Huit ans se sont écoulés depuis que Kennedy a lancé son défi en mai 1961 : « We choose to go to the Moon in this decade, and do the other things, not because they are easy, but because they are hard. » Huit ans de travail acharné, de défis techniques, de tragédies et de triomphes. Le chemin a été long depuis Spoutnik et l’humiliation de Vanguard en 1957. Il a fallu passer par Mercury et les premiers pas hésitants, puis Gemini et l’apprentissage du pilotage spatial. Il a fallu surmonter le drame d’Apollo 1 en 1967, qui a tout remis en question. Il a fallu construire la Saturn V et prouver qu’elle fonctionnait. Et maintenant, c’est le moment. L’objectif est là, à 384 000 kilomètres de distance. Il ne reste plus qu’à y aller.

L’équipage est sélectionné depuis janvier 1969. Trois hommes vont tenter l’impossible. Neil Armstrong, le commandant, vétéran de Gemini 8, celui qui a sauvé sa mission d’une rotation folle. Buzz Aldrin, le pilote du module lunaire, expert des sorties extravéhiculaires, celui qui a révolutionné les techniques d’EVA pendant Gemini 12. Et Michael Collins, le pilote du module de commande, celui qui restera en orbite lunaire pendant que ses deux compagnons descendent vers la surface. Trois hommes, trois destins, un objectif : poser le pied sur la Lune et revenir vivants.
Le décollage est prévu pour le 16 juillet 1969. La fusée Saturn V est sur le pas de tir, prête à déployer ses 3500 tonnes de poussée. Le module de commande Columbia et le module lunaire Eagle sont prêts. Les procédures sont écrites, testées, validées. Les ingénieurs ont tout vérifié, tout revérifié. Les astronautes ont répété chaque geste des centaines de fois. Tout est prêt. Mais dans l’espace, « prêt » ne veut jamais dire « garanti ». Il reste des milliers de choses qui peuvent mal tourner. Un court-circuit, une fuite, une panne, une erreur de calcul, et tout s’effondre. Mais c’est le prix à payer pour faire l’histoire. Et aujourd’hui, l’histoire va être faite.
Chapitre 1 : L’équipage et les préparatifs
L’équipage d’Apollo 11 est annoncé le 9 janvier 1969, six mois avant le décollage. Trois hommes vont tenter l’impossible. Trois hommes qui ont déjà fait leurs preuves dans l’espace, qui ont survécu aux missions précédentes, qui ont appris à piloter, à sortir du vaisseau, à faire des rendez-vous orbitaux. Trois hommes, dont deux qui vont maintenant poser le pied sur la Lune.

Le commandant, c’est Neil Armstrong. Tu te souviens de lui ? C’est celui qui a sauvé Gemini 8 d’une rotation folle en 1966, celui qui a désamarré en urgence et utilisé les moteurs de rentrée pour stabiliser son vaisseau qui tournait sur lui-même comme une toupie. C’est un pilote d’essai de formation, calme, méthodique, avec un sang-froid légendaire. Il a 38 ans, il est ingénieur aéronautique, et il a déjà volé dans l’espace. Mais cette fois, ce n’est pas juste un vol orbital. Cette fois, c’est la Lune. Et c’est lui qui va poser le module lunaire. C’est lui qui va faire le premier pas. C’est une responsabilité énorme, mais Armstrong est l’homme de la situation. Il ne panique jamais, il réfléchit, il agit. C’est exactement ce qu’il faut pour une mission aussi risquée. D’ailleurs, son sang-froid a été mis à l’épreuve pendant l’entraînement, le 6 mai 1968, alors qu’il testait le Lunar Landing Research Vehicle, un prototype d’atterrisseur lunaire qui simule les conditions d’atterrissage. L’appareil devient incontrôlable à 60 mètres d’altitude à cause d’une perte de pression d’hélium qui fait tomber en panne les propulseurs d’attitude. Armstrong ne panique pas. Il évalue la situation en quelques secondes, comprend qu’il ne peut plus contrôler l’appareil, et s’éjecte juste avant que le LLRV ne s’écrase et ne prenne feu. Il atterrit en parachute sans une égratignure, tandis que l’appareil explose au sol. C’est exactement ce genre de sang-froid qu’il faut pour une mission lunaire. Si Armstrong peut garder son calme face à un crash imminent, il peut garder son calme face à n’importe quelle situation sur la Lune.

Le pilote du module lunaire, c’est Buzz Aldrin. Lui aussi, tu le connais déjà. C’est celui qui a révolutionné les techniques de sortie extravéhiculaire pendant Gemini 12, celui qui a inventé les cale-pieds et les poignées, celui qui a appris à gérer l’effort physique dans l’espace. Il a 39 ans, il est docteur en astronautique (le premier astronaute avec un doctorat), et il est expert en rendez-vous orbitaux. C’est lui qui va descendre avec Armstrong vers la surface lunaire. C’est lui qui va sortir du module lunaire en deuxième, qui va marcher sur la Lune, qui va installer les expériences scientifiques. Aldrin est méthodique, précis, technique. Il connaît chaque système, chaque procédure, chaque détail. C’est un atout précieux pour une mission où tout doit fonctionner parfaitement.

Le pilote du module de commande, c’est Michael Collins. Lui, tu ne le connais peut-être pas encore. Il a 38 ans, il est colonel de l’US Air Force, et il a volé sur Gemini 10. Mais cette fois, son rôle est différent. Pendant qu’Armstrong et Aldrin descendent vers la Lune, Collins reste en orbite lunaire dans le module de commande Columbia. Il ne posera pas le pied sur la Lune. Il ne marchera pas sur la surface. Mais son rôle est crucial : il doit maintenir Columbia en orbite, il doit être prêt à récupérer ses deux compagnons quand ils remonteront, il doit être capable de rentrer seul sur Terre si quelque chose tourne mal. C’est un rôle solitaire, un rôle de sauvegarde, un rôle essentiel. Collins est souvent appelé « l’homme oublié » d’Apollo 11, mais sans lui, la mission serait impossible. Il est le gardien, celui qui attend, celui qui assure le retour.
L’équipage de réserve est tout aussi impressionnant : Jim Lovell (futur commandant d’Apollo 13), Fred Haise (qui volera aussi sur Apollo 13), et Bill Anders (qui a pris la photo « Earthrise » sur Apollo 8). C’est la tradition à la NASA : chaque équipage principal a un équipage de réserve qui s’entraîne en parallèle, prêt à prendre le relais si nécessaire. Et l’équipage de réserve d’une mission devient généralement l’équipage principal de la mission suivante. C’est un système qui fonctionne, qui assure la continuité, qui garantit que chaque mission bénéficie de l’expérience des précédentes.
Les noms des vaisseaux sont choisis avec soin. Le module de commande s’appelle Columbia, en référence à la poésie « Columbia, the Gem of the Ocean » et au nom poétique des États-Unis. Le module lunaire s’appelle Eagle, l’aigle, symbole de force et de liberté, et aussi référence au sceau des États-Unis. C’est un choix plus formel, plus solennel que les « Snoopy » et « Charlie Brown » d’Apollo 10. La NASA veut que cette mission soit prise au sérieux, que les noms reflètent l’importance historique de l’événement. Columbia et Eagle, deux noms qui vont entrer dans l’histoire.
Les préparatifs sont intenses. Pendant six mois, les trois hommes s’entraînent sans relâche. Ils répètent chaque geste, chaque procédure, chaque manœuvre. Ils simulent la descente vers la Lune, l’atterrissage, la sortie extravéhiculaire, le décollage, le rendez-vous orbital. Ils apprennent par cœur les procédures d’urgence, les solutions aux problèmes potentiels, les gestes de secours. Ils s’entraînent dans des simulateurs qui reproduisent les conditions de vol, dans des maquettes du module lunaire, dans des piscines pour simuler l’apesanteur. Ils étudient les cartes lunaires, les sites d’atterrissage potentiels, les caractéristiques du sol. Ils se préparent physiquement et mentalement pour une mission qui va durer huit jours, qui va les emmener à 384 000 kilomètres de la Terre, qui va les poser sur un monde où personne n’a jamais mis le pied.
Le briefing final a lieu quelques jours avant le décollage. Tous les responsables de la mission sont là : les ingénieurs, les contrôleurs de vol, les médecins, les directeurs de programme. On passe en revue chaque détail, chaque procédure, chaque scénario possible. On discute des risques, des solutions, des plans de secours. On s’assure que tout le monde est sur la même longueur d’onde, que tout le monde comprend les enjeux, que tout le monde est prêt. C’est un moment solennel, un moment où l’on réalise l’ampleur de ce qui va se passer. Trois hommes vont partir vers la Lune. Trois hommes vont tenter quelque chose que personne n’a jamais fait. Trois hommes vont marcher sur un autre monde.
Le 16 juillet 1969, tout est prêt. La fusée Saturn V est sur le pas de tir 39A, prête à déployer ses 3500 tonnes de poussée. Le module de commande Columbia et le module lunaire Eagle sont installés, vérifiés, testés. Les procédures sont écrites, validées, apprises par cœur. Les équipes au sol sont en place, les contrôleurs de vol sont prêts, les systèmes de communication sont opérationnels. Les trois astronautes sont prêts, physiquement et mentalement. Ils ont répété chaque geste des centaines de fois, ils connaissent chaque procédure, ils sont préparés à chaque éventualité. Il ne reste plus qu’à décoller. Il ne reste plus qu’à partir vers la Lune. Il ne reste plus qu’à faire l’histoire.
Chapitre 2 : Le voyage vers la Lune (16-19 juillet)
Le 16 juillet 1969, à 9h32 heure locale de Floride, la fusée Saturn V s’élève du complexe de lancement 39A. C’est un moment historique. Des centaines de milliers de personnes sont venues assister au décollage, massées sur les plages et les routes autour de Cap Canaveral. Des millions d’autres regardent à la télévision dans le monde entier. La fusée, haute de 110 mètres, pèse près de 3000 tonnes au décollage. Les cinq moteurs F-1 du premier étage s’allument, déployant une poussée de 3500 tonnes. Le rugissement est assourdissant, les vibrations se propagent à des kilomètres à la ronde. La Saturn V s’arrache lentement du sol, puis accélère, laissant derrière elle une traînée de flammes et de fumée. À l’intérieur du module de commande Columbia, les trois astronautes ressentent l’accélération intense. Ils sont écrasés dans leurs sièges par une force de plusieurs fois la gravité terrestre. Mais ils sont prêts. Ils ont répété ce moment des centaines de fois. Ils savent exactement ce qui va se passer.

Le premier étage fonctionne pendant 2 minutes et 42 secondes, propulsant la fusée à une altitude de 68 kilomètres et une vitesse de près de 10 000 kilomètres par heure. Puis il se détache et retombe dans l’océan Atlantique. Le deuxième étage prend le relais, avec ses cinq moteurs J-2 qui brûlent de l’hydrogène liquide et de l’oxygène liquide. Il fonctionne pendant environ 6 minutes, poursuivant l’ascension. Environ 30 secondes après l’allumage du deuxième étage, soit environ 3 minutes et 20 secondes après le décollage, la tour de sauvetage est éjectée. À cette altitude et cette vitesse, elle n’est plus nécessaire : le vaisseau est suffisamment haut pour que, en cas de problème, il puisse retomber en toute sécurité. Le deuxième étage se détache à son tour. Le troisième étage, avec son unique moteur J-2, place le vaisseau en orbite terrestre. Apollo 11 est maintenant en orbite, à environ 190 kilomètres d’altitude. Les astronautes peuvent enfin respirer. Ils vérifient les systèmes, s’assurent que tout fonctionne correctement. Ils ont environ deux heures et demie en orbite terrestre avant la prochaine étape cruciale : l’injection trans-lunaire.
L’injection trans-lunaire, c’est la manœuvre qui va propulser Apollo 11 vers la Lune. Le troisième étage S-IVB doit se rallumer, ce qui n’est pas évident. Il faut que le moteur fonctionne dans le vide de l’espace, que les systèmes de guidage soient parfaits, que la trajectoire soit exacte. Si la manœuvre échoue, Apollo 11 reste en orbite terrestre et la mission est un échec. Si la trajectoire est mauvaise, Apollo 11 peut manquer la Lune ou s’écraser dessus. C’est un moment critique. Mais tout fonctionne parfaitement. Le moteur J-2 du troisième étage se rallume, propulsant Apollo 11 à une vitesse de près de 39 000 kilomètres par heure, assez pour s’arracher à l’attraction terrestre et partir vers la Lune. Le voyage de trois jours commence. Apollo 11 quitte l’orbite terrestre et s’élance dans l’espace interplanétaire, vers un objectif à 384 000 kilomètres de distance.
Le voyage de trois jours est long, mais pas monotone. Les astronautes ont du travail à faire. Ils doivent vérifier les systèmes, effectuer des corrections de trajectoire si nécessaire, préparer les manœuvres d’approche de la Lune. Le contrôle de trajectoire est crucial. Les astronautes utilisent un sextant optique pour viser les étoiles et déterminer précisément la position du vaisseau. En comparant ces observations avec les données de l’ordinateur de bord, ils peuvent détecter d’éventuelles déviations. Si une correction est nécessaire, les petits moteurs de contrôle d’attitude ajustent l’orientation du vaisseau, puis le moteur principal peut être allumé pour modifier la vitesse et la direction. C’est un système de navigation sophistiqué qui combine observations manuelles et calculs automatiques. Ils doivent aussi manger, dormir, vivre dans l’espace. La vie en apesanteur n’est pas facile. Les objets flottent, il faut s’attacher pour dormir, les repas sont lyophilisés et réhydratés. Mais les trois hommes sont des professionnels, ils sont habitués à ces conditions. Ils communiquent régulièrement avec Houston, ils prennent des photos de la Terre qui s’éloigne, ils observent les étoiles. Pendant le voyage, ils effectuent une correction de trajectoire mineure, juste pour affiner leur approche. Tout se passe bien. Le vaisseau suit sa trajectoire prévue, les systèmes fonctionnent, l’équipage est en bonne santé. Le 19 juillet, après trois jours de voyage, Apollo 11 approche de la Lune.
Trajectoire de la mission Apollo 11 : 1 Décollage
2 Insertion en orbite – 3 Orbite de parking
4 Injection sur une orbite de transit vers la Lune
5 Séparation du troisième étage
6 Insertion en orbite lunaire – 7 Abaissement orbite lunaire
8 Séparation du module lunaire et du vaisseau Apollo (CSM)
9 Début de la descente propulsée du module lunaire
10 Atterrissage du module lunaire à la surface de la Lune
11 Décollage de l’étage de remontée du module lunaire
12 Amarrage du module lunaire au vaisseau Apollo (CSM)
13 Largage du module lunaire – 14 Injection sur orbite de retour
15 Largage du module de service
16 Amerrissage du vaisseau Apollo
S Troisième étage du lanceur
(la taille de la Lune et les distances ne sont pas à l’échelle).

Le 19 juillet, à 17h22 UTC, Apollo 11 arrive près de la Lune. C’est le moment de l’insertion en orbite lunaire. Le moteur du module de service doit s’allumer pour ralentir le vaisseau et le placer en orbite autour de la Lune. C’est une manœuvre critique, mais Apollo 11 suit une trajectoire de retour libre, une trajectoire soigneusement calculée qui exploite la gravité de la Lune. Si le moteur ne s’allume pas, le vaisseau effectue une boucle autour de la Lune et revient automatiquement vers la Terre grâce à l’attraction gravitationnelle. C’est une mesure de sécurité essentielle : même en cas de défaillance du système de propulsion, l’équipage peut rentrer sain et sauf. Mais si le moteur s’allume trop longtemps, Apollo 11 s’écrase sur la Lune. Si le moteur s’allume trop peu, Apollo 11 ne reste pas en orbite et repart vers la Terre sans avoir pu atterrir. Il faut une précision chirurgicale. Mais encore une fois, tout fonctionne parfaitement. Le moteur s’allume pendant 6 minutes, ralentissant Apollo 11 de 8500 kilomètres par heure à 5500 kilomètres par heure. Apollo 11 entre en orbite lunaire, à environ 110 kilomètres d’altitude. Les trois hommes voient la Lune de près pour la première fois. C’est un spectacle impressionnant. La surface lunaire est criblée de cratères, de montagnes, de plaines. C’est là qu’ils vont atterrir. C’est là qu’ils vont marcher.
Pendant les heures qui suivent, Apollo 11 effectue plusieurs orbites autour de la Lune. Les astronautes observent la surface, vérifient les sites d’atterrissage potentiels, préparent la descente. Ils communiquent avec Houston, reçoivent les dernières instructions, vérifient tous les systèmes. Le module lunaire Eagle est toujours attaché au module de commande Columbia. Les deux vaisseaux volent ensemble, en orbite lunaire. Mais bientôt, ils vont se séparer. Armstrong et Aldrin vont descendre dans Eagle vers la surface lunaire, tandis que Collins restera dans Columbia, en orbite, attendant leur retour. C’est le moment de vérité qui approche. Tout ce qui a été préparé depuis huit ans, toutes les missions précédentes, tous les tests, toutes les simulations, tout converge vers ce moment : la descente vers la Lune. Le 20 juillet, c’est le jour J. C’est le jour où l’humanité va poser le pied sur un autre monde pour la première fois.
Chapitre 3 : La descente vers la Lune (20 juillet)
Le 20 juillet 1969, après treize orbites autour de la Lune, c’est le moment de la séparation. Armstrong et Aldrin entrent dans le module lunaire Eagle, vérifient tous les systèmes, s’assurent que tout fonctionne. Collins reste dans Columbia, seul, en orbite. Il observe Eagle qui se détache, qui s’éloigne, qui commence sa descente. C’est un moment solennel. Collins sait qu’il ne reverra peut-être jamais ses deux compagnons. Si quelque chose tourne mal, si Eagle s’écrase, si les systèmes de propulsion échouent, Collins devra rentrer seul sur Terre. C’est un poids énorme sur les épaules. Mais Collins est un professionnel. Il sait que son rôle est crucial. Il doit maintenir Columbia en orbite, être prêt à récupérer Armstrong et Aldrin quand ils remonteront, ou être capable de rentrer seul si nécessaire.

La descente est planifiée en plusieurs phases pour économiser le carburant, qui est précieux. D’abord, Eagle effectue une brève poussée pour abaisser son périgée, le point le plus bas de son orbite, à environ 15 kilomètres d’altitude. C’est une manœuvre de préparation, qui place Eagle sur une trajectoire qui va l’amener près de la surface. Puis, après une demi-orbite, la phase de freinage commence. Le moteur principal d’Eagle s’allume, poussé à pleine puissance de manière continue. Il faut annuler la vitesse orbitale de 1500 mètres par seconde, ralentir suffisamment pour que le module puisse descendre vers la surface au lieu de continuer à orbiter. C’est une manœuvre délicate. Si le moteur ne fonctionne pas assez, Eagle continue à orbiter et manque la Lune. Si le moteur fonctionne trop, Eagle s’écrase sur la surface. Il faut une précision chirurgicale. Mais tout fonctionne comme prévu. Eagle ralentit, descend, s’approche de la surface lunaire.
À environ 2000 mètres d’altitude, le radar d’atterrissage s’active. C’est un moment crucial. Le radar mesure précisément l’altitude et la vitesse d’Eagle, fournissant des informations essentielles pour l’atterrissage. Les données du radar sont comparées avec les calculs de l’ordinateur de bord, permettant à l’équipage de vérifier que la trajectoire est correcte. Tout semble bon. Eagle continue sa descente, ralentit progressivement, s’approche du site d’atterrissage prévu dans la Mer de la Tranquillité. Armstrong et Aldrin observent la surface qui se rapproche, vérifient les instruments, communiquent avec Houston. Tout se passe comme prévu. Mais soudain, une alarme se déclenche. Le code « 1202 » apparaît sur l’écran de l’ordinateur de bord. C’est une alarme de surcharge. L’ordinateur est submergé de tâches, il ne peut plus tout gérer. Armstrong et Aldrin ne savent pas quoi faire. Faut-il interrompre la descente ? Faut-il continuer ? Ils communiquent avec Houston, demandent des instructions. Au centre de contrôle, Steve Bales, le responsable des systèmes de guidage, doit prendre une décision en quelques secondes. Il consulte ses équipes, analyse les données, comprend que l’alarme n’est pas critique. L’ordinateur peut gérer la situation, il suffit de continuer. « Go », dit Bales. « Go », répète Houston. La descente continue.
Mais l’alarme revient. Le code « 1201 » apparaît maintenant, une autre alarme de surcharge. L’ordinateur est toujours submergé. Armstrong et Aldrin sont inquiets, mais Houston confirme : continuez. L’ordinateur peut gérer, les systèmes critiques fonctionnent, la descente peut se poursuivre. Les alarmes sont dues à une surcharge de l’ordinateur, qui doit gérer trop de tâches en même temps : le guidage, la navigation, le contrôle des moteurs, la communication, les calculs de trajectoire. Mais l’ordinateur est conçu pour gérer ces situations. Il abandonne les tâches non essentielles, se concentre sur ce qui est critique, continue à fonctionner. C’est un système robuste, conçu pour survivre aux pannes. Les alarmes sont inquiétantes, mais elles ne sont pas fatales. La descente continue. Eagle approche de la surface, ralentit, descend vers le site d’atterrissage prévu.
Mais alors qu’Eagle approche de la surface, Armstrong regarde par le hublot et constate un problème majeur. Le site d’atterrissage prévu est jonché de rochers de grande taille, criblé de cratères. C’est un terrain dangereux, impossible à atterrir en sécurité. Si Eagle atterrit là, il risque de se renverser, de s’écraser, d’être endommagé. Il faut trouver un autre site. Armstrong prend le contrôle manuel du module. Il pilote Eagle, survole le terrain rocailleux, cherche une zone plus sûre. Aldrin lui fournit des informations cruciales : l’altitude, la vitesse, la quantité de carburant restant. Le carburant s’amenuise dangereusement. Il ne reste que quelques dizaines de secondes. Si Armstrong ne trouve pas rapidement un site sûr, il faudra interrompre la descente et remonter. Mais Armstrong garde son calme. Il pilote avec précision, survole le terrain, cherche une zone dégagée. Il voit un cratère, le survole, continue. Il voit des rochers, les évite, continue. Il cherche, cherche, cherche. Le carburant continue à diminuer. Il ne reste que 30 secondes. Puis 20 secondes. Puis 10 secondes. Armstrong trouve enfin une zone dégagée, relativement plate, sans rochers majeurs. Il oriente Eagle, ralentit, descend. Le carburant est presque épuisé. Il ne reste que quelques secondes. Mais c’est suffisant. Eagle se pose en douceur sur la surface lunaire. C’est fait. L’atterrissage est réussi.
Le 20 juillet 1969, à 20h17 UTC, Eagle est posé sur la Lune. Armstrong annonce alors la phrase qui va entrer dans l’histoire : « Houston, ici la base de la Tranquillité. L’Aigle a atterri. » C’est un moment historique. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, un vaisseau habité s’est posé sur un autre monde. Armstrong et Aldrin sont sur la Lune. Ils ont réussi. Ils ont atterri avec seulement quelques secondes de carburant restant, mais ils ont réussi. Au centre de contrôle à Houston, c’est l’explosion de joie. Les contrôleurs de vol se lèvent, applaudissent, se félicitent. C’est un moment de triomphe, un moment de soulagement, un moment d’émotion. Huit ans de travail, des milliers d’ingénieurs, des milliards de dollars, tout converge vers ce moment. L’objectif de Kennedy est atteint. L’humanité a posé le pied sur la Lune. Enfin, pas encore. Armstrong et Aldrin sont sur la Lune, mais ils ne sont pas encore sortis. Ils sont encore dans le module lunaire. Il faut maintenant préparer la sortie. Il faut maintenant faire le premier pas.
Chapitre 4 : Le premier pas (21 juillet)
Après l’atterrissage, Armstrong et Aldrin doivent attendre. Ils ne peuvent pas sortir immédiatement. Il faut vérifier tous les systèmes, s’assurer que le module lunaire est stable, que tout fonctionne correctement. Il faut aussi se reposer, manger, se préparer. La sortie extravéhiculaire est prévue pour six heures après l’atterrissage. C’est un moment d’attente, mais aussi de préparation. Les deux hommes vérifient leurs combinaisons spatiales, leurs systèmes de support de vie, leurs équipements. Ils préparent les expériences scientifiques qu’ils vont installer, les échantillons qu’ils vont collecter. Ils communiquent avec Houston, reçoivent les dernières instructions. Pendant ce temps, des centaines de millions de personnes sur Terre attendent, regardent la télévision, suivent l’événement en direct. C’est un moment historique qui approche. Le premier pas de l’humanité sur un autre monde.
Le 21 juillet 1969, à 02h56 UTC, Armstrong ouvre l’écoutille du module lunaire Eagle. C’est le moment. Des centaines de millions de personnes regardent en direct. Armstrong descend prudemment l’échelle, marche par marche, s’arrêtant sur le dernier échelon pour évaluer la distance jusqu’au sol lunaire. Il saute légèrement, posant son pied gauche sur la surface poudreuse de la Lune. À cet instant historique, il prononce la phrase qui va entrer dans l’histoire : « C’est un petit pas pour l’homme, un bond de géant pour l’humanité. » C’est fait. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, un être humain pose le pied sur un autre monde. Armstrong décrit le sol lunaire comme étant fin et poudreux, notant que son pied ne s’enfonce que légèrement. Il observe que la surface est tendre en général, mais présente des zones plus dures. Il se déplace avec aisance, constatant que marcher sur la Lune est plus facile que lors des simulations de gravité réduite sur Terre. La gravité lunaire, six fois plus faible que sur Terre, rend les mouvements plus légers, plus fluides. C’est une sensation étrange, mais agréable.
Armstrong passe environ 19 minutes seul sur la surface lunaire. Il explore, observe, prend des photos, teste ses mouvements. Il collecte quelques échantillons de sol, s’assure que tout fonctionne correctement. Puis Aldrin descend à son tour l’échelle du module lunaire et pose le pied sur la Lune. Il qualifie le paysage de « magnifique désolation », une expression qui restera dans l’histoire. C’est un paysage à la fois impressionnant et désolé, criblé de cratères, de rochers, de poussière. C’est un monde mort, sans atmosphère, sans vie, mais c’est aussi un monde fascinant, un monde que l’humanité explore pour la première fois. Les deux hommes sont maintenant sur la Lune, ensemble, prêts à accomplir leur mission.
Ensemble, Armstrong et Aldrin commencent leur exploration. Ils collectent des échantillons de roches et de sol lunaire, environ 21,4 kilogrammes au total. Ces échantillons sont précieux, ils vont permettre aux scientifiques sur Terre d’étudier la composition de la Lune, son histoire, sa formation. Ils installent aussi des instruments scientifiques. Le sismomètre passif, qui va mesurer les tremblements de la Lune, les impacts de météorites, l’activité sismique. Le réflecteur laser, un miroir qui va permettre aux scientifiques sur Terre de mesurer précisément la distance entre la Terre et la Lune en envoyant un laser et en mesurant le temps de retour. Ces instruments vont fonctionner pendant des années, fournissant des données précieuses sur la Lune. Ils plantent également le drapeau américain, un drapeau spécialement conçu avec une structure rigide pour tenir sans vent, car il n’y a pas d’atmosphère sur la Lune. Le drapeau flotte grâce à la structure, créant l’illusion qu’il flotte au vent. C’est un symbole, un symbole de la réussite de la mission, un symbole de l’accomplissement de l’objectif de Kennedy.

Pendant leur exploration, Armstrong et Aldrin reçoivent un appel téléphonique du président des États-Unis, Richard Nixon, depuis la Maison-Blanche. C’est un moment solennel, un moment historique. Le président félicite les deux hommes, leur exprime sa fierté, leur souhaite bonne chance. C’est une conversation courte, mais symbolique. C’est la première conversation entre un président américain et des hommes sur un autre monde. Pendant ce temps, Collins orbite toujours autour de la Lune dans Columbia, seul, observant la surface, attendant le retour de ses deux compagnons. Il ne voit pas Armstrong et Aldrin sur la surface, il est de l’autre côté de la Lune quand ils sortent, mais il sait qu’ils sont là, qu’ils marchent sur la Lune, qu’ils accomplissent l’objectif de la mission. C’est un moment de solitude pour Collins, mais aussi un moment de fierté.
La sortie extravéhiculaire dure environ 2 heures et 31 minutes. Les deux hommes explorent, collectent, installent, photographient. Ils prennent des centaines de photos, documentent tout, créent un témoignage visuel de cette première exploration lunaire. Ils testent leurs mouvements, leurs équipements, leurs procédures. Tout fonctionne parfaitement. Les combinaisons spatiales résistent, les systèmes de support de vie fonctionnent, les instruments scientifiques sont installés. C’est un succès total. Après deux heures et demie sur la surface lunaire, Armstrong et Aldrin retournent dans le module lunaire Eagle. Ils ferment l’écoutille, pressurisent la cabine, retirent leurs casques. Ils sont de retour dans le module, mais ils sont toujours sur la Lune. Ils ont accompli leur mission. Ils ont marché sur la Lune, collecté des échantillons, installé des expériences scientifiques. Ils ont réalisé l’objectif de Kennedy. L’humanité a posé le pied sur un autre monde. Mais maintenant, il faut rentrer. Il faut décoller de la Lune, rejoindre Collins en orbite, et revenir sur Terre. C’est la prochaine étape, et elle est tout aussi critique.
Chapitre 5 : Le retour (21-24 juillet)
Le 21 juillet 1969, à 17h54 UTC, après avoir passé 21 heures et 36 minutes sur la surface lunaire, Armstrong et Aldrin décollent de la Lune. C’est un moment critique. Si le décollage échoue, les deux hommes restent sur la Lune, sans espoir de retour. Si le rendez-vous orbital échoue, ils ne peuvent pas rejoindre Collins. Si le voyage de retour échoue, ils ne reviennent jamais sur Terre. Chaque étape est cruciale, chaque manœuvre est vitale. Mais les deux hommes sont confiants. Ils ont répété chaque geste des centaines de fois, ils connaissent chaque procédure, ils sont préparés à chaque éventualité. L’étage de remontée d’Eagle s’allume, propulsant les deux hommes vers l’orbite lunaire. C’est un moment critique. Le moteur doit fonctionner parfaitement, la trajectoire doit être exacte, le rendez-vous orbital doit réussir. Si quelque chose tourne mal, Armstrong et Aldrin sont perdus. Mais tout fonctionne comme prévu. L’étage de remontée d’Eagle s’élève, quitte la surface lunaire, monte vers l’orbite. L’étage de descente reste sur la Lune, abandonné, devenant un monument à la première mission lunaire. Eagle monte, accélère, s’approche de l’orbite où Collins attend dans Columbia. Le rendez-vous orbital est un succès. Eagle s’amarre à Columbia, les deux modules sont connectés. Armstrong et Aldrin peuvent enfin rejoindre Collins, se réunir avec leur compagnon, partager leur expérience. C’est un moment de soulagement, un moment de joie, un moment de triomphe. Les trois hommes sont réunis, ils sont en sécurité, ils peuvent rentrer sur Terre.
Après l’amarrage, Armstrong et Aldrin transfèrent les échantillons lunaires et les équipements scientifiques dans Columbia. Ce sont des objets précieux, des témoignages de leur mission, des preuves qu’ils ont marché sur la Lune. Les échantillons de roches et de sol, environ 21,4 kilogrammes, vont permettre aux scientifiques sur Terre d’étudier la composition de la Lune, son histoire, sa formation. Les données scientifiques, les photos, les observations, tout est transféré dans Columbia. Puis l’étage de remontée d’Eagle est largué, abandonné en orbite lunaire. Eagle a accompli sa mission. Il a transporté Armstrong et Aldrin vers la Lune, les a posés en douceur, les a attendus pendant leur sortie, les a ramenés en orbite. Maintenant, il n’est plus nécessaire. Columbia est le seul vaisseau qui va rentrer sur Terre. Les trois hommes sont maintenant dans Columbia, prêts pour le voyage de retour.
Le 22 juillet, à 04h54 UTC, Columbia effectue une manœuvre d’injection trans-terrestre. Le moteur du module de service s’allume, propulsant Columbia hors de l’orbite lunaire et vers la Terre. C’est le début du voyage de retour, qui va durer environ deux jours et demi, soit un peu moins que le trajet aller. Pendant le voyage, l’équipage effectue des vérifications régulières des systèmes, communique avec Houston, partage ses impressions. Ils réalisent même une émission télévisée, diffusée la veille de l’amerrissage, où ils remercient les équipes au sol pour leur soutien, partagent leurs expériences, leurs émotions. C’est un moment de partage, un moment de communication, un moment où l’humanité entière peut suivre le retour des trois héros. Le voyage de retour est long, mais pas monotone. Les trois hommes savent qu’ils ont réussi, qu’ils ont accompli l’objectif de Kennedy, qu’ils ont posé le pied sur la Lune. Ils sont fiers, satisfaits, mais aussi impatients de rentrer, de revoir leurs familles, de partager leur expérience avec le monde.
Le 24 juillet 1969, à 16h50 UTC, Columbia entre dans l’atmosphère terrestre. C’est le moment le plus dangereux du retour. Le module de commande pénètre dans l’atmosphère à une vitesse d’environ 11 kilomètres par seconde, soit 40 000 kilomètres par heure. Le frottement avec l’air crée des températures extrêmes, atteignant jusqu’à 2760 degrés Celsius. Le bouclier thermique de Columbia doit résister à ces températures, protéger l’équipage, assurer leur survie. C’est un moment critique. Si le bouclier thermique échoue, Columbia brûle, l’équipage meurt. Si la trajectoire est mauvaise, Columbia rebondit sur l’atmosphère et repart dans l’espace, ou s’écrase sur Terre. Il faut une précision chirurgicale. Mais tout fonctionne parfaitement. Le bouclier thermique résiste, Columbia ralentit, descend vers la Terre. Pendant la rentrée, il y a un blackout radio de quelques minutes, causé par le plasma qui entoure le module et bloque les ondes. C’est un moment de silence, un moment d’angoisse, mais c’est normal. Puis les communications reprennent. Columbia est toujours là, l’équipage est toujours vivant, tout va bien.
Après la phase de rentrée, les parachutes se déploient. D’abord les parachutes de freinage, qui ralentissent la descente, puis les trois parachutes principaux, qui permettent un amerrissage en douceur. Columbia descend lentement, flottant dans l’air, se dirigeant vers l’océan Pacifique. À 16h54 UTC, après un vol total de 195 heures, 18 minutes et 35 secondes, Columbia amerrit dans l’océan Pacifique, à environ 3 kilomètres du point prévu. C’est fait. La mission Apollo 11 est terminée. L’objectif de Kennedy est atteint. L’humanité a posé le pied sur la Lune et est revenue saine et sauve. Les trois hommes sont récupérés rapidement par l’équipage du porte-avions USS Hornet, qui attendait dans la zone d’amerrissage. C’est un moment de triomphe, un moment de soulagement, un moment d’émotion. Les trois héros sont de retour sur Terre, sains et saufs, après avoir accompli l’exploit le plus audacieux de l’histoire de l’humanité.


Par mesure de précaution, les astronautes sont placés en quarantaine pendant 21 jours. C’est une mesure de sécurité, pour prévenir tout risque de contamination par d’éventuels agents pathogènes lunaires. Personne ne sait si la Lune contient des microbes, des virus, des organismes inconnus. Il faut s’assurer que les astronautes ne rapportent rien de dangereux. La quarantaine se déroule dans une unité mobile de quarantaine spécialement conçue, installée sur l’USS Hornet. Les trois hommes sont isolés, mais ils peuvent communiquer avec l’extérieur, recevoir des visites (derrière des vitres), suivre les célébrations. La période de quarantaine se déroule sans incident. Aucun micro-organisme lunaire n’est détecté. Les trois hommes sont en bonne santé. Le 13 août 1969, après la levée de la quarantaine, Armstrong, Aldrin et Collins participent à une parade triomphale dans les rues de New York, acclamés par des milliers de personnes venues célébrer leur exploit historique. C’est un moment de gloire, un moment de reconnaissance, un moment où l’humanité entière rend hommage à ces trois hommes qui ont réalisé l’impossible.
Ainsi s’achève la mission Apollo 11. Huit ans après le défi de Kennedy, l’objectif est atteint. L’humanité a posé le pied sur la Lune, a exploré un autre monde, est revenue saine et sauve. C’est un triomphe, un triomphe de la science, de la technologie, de l’ingéniosité humaine. C’est aussi un triomphe de la détermination, de la persévérance, du courage. Trois hommes ont accompli ce que personne n’avait jamais fait, ont réalisé ce que beaucoup pensaient impossible. Ils ont ouvert une nouvelle frontière, ont montré que l’humanité peut aller au-delà de son berceau, peut explorer l’univers, peut réaliser ses rêves les plus fous. Apollo 11 est un moment historique, un moment qui restera gravé dans la mémoire de l’humanité pour toujours. C’est le premier pas, mais ce n’est pas le dernier. D’autres missions suivront, d’autres hommes marcheront sur la Lune, d’autres mondes seront explorés. Mais Apollo 11 restera toujours le premier, celui qui a ouvert la voie, celui qui a montré que c’était possible.
Conclusion : Un pas pour l’humanité
Des centaines de millions de personnes ont suivi cet événement en direct à la télévision, partout dans le monde. C’est un moment de communion planétaire, un moment où l’humanité entière regarde dans la même direction, vers la Lune, vers l’avenir. C’est aussi un moment de fierté pour les États-Unis, qui ont remporté la course à la Lune, qui ont prouvé leur supériorité technologique. Mais c’est surtout un moment de triomphe pour l’humanité tout entière, qui a accompli quelque chose d’extraordinaire, quelque chose qui restera dans l’histoire pour toujours. Apollo 11 est le premier pas, mais ce n’est pas le dernier. D’autres missions suivront, d’autres hommes marcheront sur la Lune, d’autres mondes seront explorés. Mais Apollo 11 restera toujours le premier, celui qui a ouvert la voie, celui qui a montré que c’était possible.
Il existe, bien sûr, des théories qui remettent en question la réalité de cet exploit. Certains affirment que l’alunissage n’a jamais eu lieu, que tout a été filmé en studio, que c’est un complot. Ces théories sont compréhensibles, car ce qui s’est passé semble tellement incroyable, tellement audacieux, qu’il est difficile de croire que c’est réel. Mais la réalité est là. L’Union soviétique, qui était l’adversaire des États-Unis dans la course spatiale, suivait de très près la mission Apollo 11. Les Soviétiques avaient leurs propres stations de suivi, leurs propres radars, leurs propres moyens de surveillance. Si l’alunissage n’avait pas eu lieu, si tout avait été un complot, les Soviétiques n’auraient pas hésité à le dénoncer. Ils auraient crié au scandale, auraient utilisé cette révélation comme une arme de propagande, auraient humilié les États-Unis sur la scène internationale. Mais ils ne l’ont pas fait. Au contraire, ils ont reconnu l’exploit, ont félicité les Américains, ont admis leur défaite. C’est la preuve la plus solide que l’alunissage a bien eu lieu. Si même l’adversaire reconnaît l’exploit, c’est que l’exploit est réel.
Apollo 11 est un moment historique, mais ce n’est pas la fin de l’histoire. Dans l’introduction du premier épisode de cette saga, j’avais annoncé que nous allions raconter cette aventure en 9 épisodes, de Spoutnik à Apollo 11. Mais en écrivant ces épisodes, en découvrant toutes ces histoires, tous ces exploits, toutes ces aventures, je me suis rendu compte qu’il y avait encore tellement à raconter. Apollo 11 n’est pas la fin, c’est le début. Il y a eu Apollo 12, 13, 14, 15, 16, 17. Il y a eu les stations spatiales, Skylab, Mir, l’ISS. Il y a eu les sondes interplanétaires, Voyager, Cassini, Rosetta. Il y a eu la navette spatiale, les programmes européens, chinois, indiens. Il y a eu tant d’exploits, tant d’aventures, tant d’histoires à raconter. Et tant qu’il restera un lecteur pour les lire, je continuerai à raconter « La Conquête Spatiale ». Parce que cette histoire est trop passionnante pour s’arrêter là. Parce que l’exploration spatiale continue, et que chaque nouvelle mission, chaque nouveau pas, mérite d’être raconté. Parce que l’humanité n’a pas fini d’explorer l’univers, et que nous n’avons pas fini de raconter cette aventure extraordinaire.